Ce qui change pour les Installations Électriques

La qualification installations électriques (E1-E2-E3-EC) a évolué en deux qualifications pour correspondre aux secteurs d’activité des professionnels :

– La qualification  Logement-Commerce et Petit Tertiaire
– La qualification Moyen-Gros Tertiaire et Industrie

 

Ces deux nouvelles qualifications ne s’excluent pas mutuellement mais elles sont complémentaires.

La qualification Logement-Commerce et Petit Tertiaire avec en option 

  • La mention IRVE Bornes de recharges Véhicules électriques
  • La mention PROBATOIRE IRVE »
  • La mention Logement-Bâtiment Connecté
  • La mention SEH
  • La mention Contrôles et Mesures
  • La mention RGE
  • La mention Eolien

Cette qualification concerne les travaux d’installations électriques dans les logements individuels ou collectifs et les Etablissements Recevant des Travailleurs (ERT) de moins de 100 personnes ou de moins de 400m2 ou encore des Etablissements Recevant du Public (ERP) de 5ème catégorie.

La qualification Moyen-Gros Tertiaire et Industrie, avec en option 

  • La mention Ensembles Complexes
  • La mention  Etudes et Conception
  • La mention  Automatisme
  • La mention  RGE
  • La mention IRVE – Bornes de recharges Véhicules électriques
  • La mention PROBATOIRE  IRVE
  • La mention Eolien

Cette qualification concerne les travaux d’installations électriques dans les logements individuels ou collectifs et les Etablissements Recevant des Travailleurs (ERT) de plus de 100 personnes ou de plus de 400m2 ou encore des Etablissements Recevant du Public (ERP) de 5ème catégorie.

Qu’en est-il des qualifications Installations Electriques –  E1, E2, E3 ?

Ces qualifications (et toutes leurs mentions) restent valables jusqu’à l’échéance du cycle de qualification du professionnel qui détient l’un de ces indices. Par contre, le professionnel électricien qualifié dans l’un de ces indices devra choisir l’une ou les deux nouvelles qualifications en Logement Commerce Petite Tertiaire et/ou Moyen Gros Tertiaire Industrie lors du renouvellement de sa qualification.

Besoin d’aide
> Le Référentiel Logement-Commerce-Tertiaire
> Le Référentiel Moyen-Gros Tertiaire Industrie
>  Le Référentiel Installations Electriques
> Nomenclature des Qualifications

 

Ce qui change pour le domaine du CVC

L’acronyme CVC a vécu ! L’activité chauffage-ventilation-climatisation a perdu de son sens, notamment depuis que les énergies renouvelables ont fait leur entrée dans le secteur de la thermique. La plupart des entreprises se sont aujourd’hui spécialisées dans un de ces trois domaines ; il fallait que la qualification reflète cette nouvelle réalité du marché.

Dans un objectif de lisibilité et de cohérence, les trois domaines du CVC ont été « éclatés » en quatre secteurs d’intervention avec, pour chacun, une qualification clairement identifiée :

– Chauffage électrique
– Ventilation
– Pompe à chaleur (PAC)
– Chauffe-Eau Thermodynamique (CET)

Point commun de ces quatre nouveaux domaines : la possibilité de demander la mention RGE pour se démarquer sur le marché de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables.

CHAUFFAGE ÉLECTRIQUE
Cette nouvelle nomenclature regroupe tous les systèmes de chauffage électrique (plancher chauffant, ventilo-convecteur, rayonnant…). Pour cette qualification, Qualifelec a renforcé ses exigences : « Nous ne voulons pas voir des professionnels s’aventurer sur ce marché avec des installations faites de manière approximatives, précise Thierry Grosdidier. Intervenir en chauffage électrique nécessite des notes de dimensionnement et exige des calculs de déperdition. »

Particularité, il n’y a pas d’indice pour cette qualification. Les professionnels pourront fournir des références aussi bien dans le logement, le commerce, le tertiaire ou l’industrie.

VENTILATION
Cette qualification ayant déjà été révisée, elle n’a pas subi de changement majeur. Petite évolution tout de même : la limite marquant la différence entre les deux indices est désormais le diamètre des gaines :

VEN1 : Ventilation logements-petits locaux pour des gaines ≤ 200 mm ;
VEN2 : Ventilation autres locaux pour des gaines > 200 mm.

Cette limite dans les dimensions trouve sa cohérence sur le terrain.

POMPE À CHALEUR (PAC)
La qualification Pompe à Chaleur recouvre désormais l’ensemble de ces activités y compris la climatisation. Même logique que pour la ventilation, c’est une valeur seuil qui départage les indices :

PAC ≤ 15 kW thermiques ;
PAC> 15 kW thermiques.

CHAUFFE-EAU THERMODYNAMIQUE
Ce domaine n’apparaissait pas aussi clairement dans l’appellation CVC, mais les EnR sont passées par là et le domaine est en pleine croissance. Pour thierry Grosdidier, « cette technologie doit faire partie de la réflexion des électriciens. Avec le marché de la rénovation et  la combinaison du chauffe-eau et de la thermodynamique, l’électricien peut vraiment se réaffirmer dans ce domaine en croissance. »

À noter : un seul indice pour cette qualification  et seulement deux références chantiers.

QUALIFICATION SIMULTANÉE POUR LES DEUX INDICES

Tout comme pour les 2 indices de qualifications Installations Electriques (Indice Logement-Commerce-Petit Tertiaire et Indice Moyen-Gros tertiaire Industrie), il est possible de faire, en même temps, une démarche de qualification dans les deux indices Ventilation et les deux indices PAC. Même si chaque indice est bien distinct et s’adresse à des marchés différents, ils ne s’opposent pas. Dans le cas d’une démarche simultanée, Qualifelec demande seulement 2 références chantiers pour chaque indice (au lieu de 4 pour un seul indice).

* RGE Probatoire

** Ventilation mécanique spécialisée

SPÉCIFICITÉ DES POMPES À CHALEUR ET CHAUFFE-EAU THERMODYNAMIQUES

Ces deux qualifications ouvrent l’accès à la reconnaissance RGE dans le domaine des travaux « Pompe à chaleur »qui leur est associé :
– PAC mention RGE ou probatoire RGE
– CET mention RGE ou probatoire RGE

Ce qui change pour le Courant Faible

Le prestataire est désormais mieux identifié et le maître d’ouvrage mieux à même de juger si une entreprise est en capacité de mener ses travaux.

La refonte de la qualification Courants Faibles (CF) a été un changement important de la révision des référentiels de Qualifelec. Introduction d’une classification, clarification des domaines d’activité, précision dans les exigences de références chantiers… Autant d’évolutions qui visent à renforcer et à valoriser cette qualification auprès des maîtres d’ouvrage.

Rappelons que cette qualification concerne quatre domaines d’activités bien distincts :

– Télécommunication (TC),
–  Sûreté-Sécurité (ST),
–  Audio-Vidéo (AV) et
–  Gestion Technique (GT).

Dans la révision de ses référentiels, Qualifelec n’a apporté de modification que pour deux d’entre eux :
Télécommunication, qui se voit enrichi de deux spécialités : matériel actif (switch, box…) et administration réseau ;
Gestion Technique, qui intègre désormais, à l’adresse des intégrateurs surtout, les domaines de la domotique et de l’immotique.

Notion d’interdépendance des domaines d’expertises intégrée à la qualification courant faible

Rappelons aussi que cette qualification Courants Faibles distingue trois niveaux de compétence :

CF1 : capacité à réaliser des travaux dans l’un des 4 domaines précités à partir d’un plan d’exécution ;
CF2 : capacité à fournir des études d’exécution et à réaliser des travaux dans l’un des 4 domaines à partir d’un cahier des charges ;
CF3 : capacité à concevoir des systèmes  intégrant au minimum deux domaines, à en fournir les études et à les réaliser. Qualifelec a introduit, ici, la notion d’interdépendance des domaines d’expertise dans les références présentées :
– interdépendance de deux domaines différents. Par exemple : des chantiers combinant la Sûreté (ST) et la Gestion Technique (GT) ;
– interdépendance de deux spécialités complémentaires d’un même domaine. Par exemple : câblage et produit actif en Télécommunication (TC).

Qualifelec classe la capacité d’intervention des entreprises en courant faible

L’autre grand changement mis en œuvre par Qualifelec concernant la qualification CF est la création d’une classification des entreprises quant à leur force d’intervention. Jusqu’à présent, une entreprise pouvait prétendre être en capacité de mener des travaux sans que le client puisse le vérifier. Pourtant, avoir 10 salariés ne signifie en rien que tous peuvent être mobilisés à un instant T pour un projet, ni qu’ils disposent des compétences requises pour les travaux à effectuer. Or, réaliser une installation VDI de 500 prises en 1 mois n’exige pas la même force d’intervention qu’un chantier de 10 prises suivant ce même planning. Pour Qualifelec, la capacité d’intervention d’une entreprise est aussi important que la compétence métier. La classification vient donc clarifier ce point à travers un contrôle de l’entreprise et la mise en cohérence de ses effectifs et de son chiffre d’affaires, mais également de la formation du personnel. Le prestataire est désormais mieux identifié et le maître d’ouvrage mieux à même de juger si une entreprise est en mesure de mener ses travaux.

De la précision dans le dossier de qualification Qualifelec !

Pour constituer le dossier de qualification Courants Faibles, quatre documents doivent être fournis :
– un document relatif aux études ;
– un justificatif de la commande ;
– une attestation de bonne exécution ;
– un justificatif relatif aux auto-contrôles.

ATTENTION ! Il est impératif de cocher les cases correspondant aux justificatifs apportés (et qui positionnent le domaine de compétence et la spécialité). Dans le cas contraire, le dossier ne sera pas traité par Qualifelec.