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L’agence 3EI s’offre de nouvelles qualifications

« Même sur des projets modestes, un haut niveau de qualification reste exigé par les donneurs d’ordres et les bureaux d’étude »

À Marseille, Jérôme Ruiz dirige depuis deux ans l’agence 3EI, filiale de la SAS Europ Elec basée dans la région de Nice. Il a voulu réajuster ses qualifications pour mieux répondre aux exigences de ses principaux marchés et leur offrir les garanties indispensables qu’ils demandent.

Ses références ? Les courants forts. Il dispose aujourd’hui de deux qualifications distinctes (en classe 2, conformément aux effectifs de son agence 3EI) pour réaliser des installations électriques dans les nouveaux domaines identifiés par Qualifelec : Logement-Commerce Petit-Tertiaire et Moyen Gros Tertiaire-Industrie.

 

Ne pas se limiter à une qualification

Jérôme Ruiz s’en réjouit : « Nos savoir-faire sont désormais en parfaite adéquation avec les niveaux d’exigence des corps d’état positionnés sur le logement ; pour intervenir sur les gros chantiers de réhabilitation et d’entretien que nous obtenons via les bailleurs sociaux locaux, mais aussi dans le tertiaire, à tous les niveaux.»

Le dirigeant de l’agence 3EI réfléchit à d’autres qualifications. Par exemple, dans le secteur photovoltaïque. « Le moratoire a freiné le secteur, mais nous restons attentifs aux évolutions économiques et technologiques. La filière pourrait redémarrer et notre agence maîtrise bien ce domaine. Nous envisagerons peut-être aussi une qualification courants faibles sur les mentions sûreté-sécurité et audio-vidéo. Ce sont également nos domaines de compétence. »

 

Se qualifier pour faire face à la concurrence

Les nouvelles qualifications, Logement-Commerce Petit-Tertiaire et Moyen et Gros Tertiaire-Industrie arrivent au bon moment pour l’agence 3EI. L’environnement local est assez concurrentiel ; il faut réussir à s’imposer sur des compétences reconnues par Qualifelec. « Nous avons pris à bras le corps notre dossier de candidature. Nous avions pris du retard pour sa réactualisation. Le dialogue avec Qualifelec nous a bien aidés pour formaliser notre demande. Elle a été rapidement examinée. Nous avons appris cette première double qualification dans les installations électriques tout début 2016. »

Prochaine étape pour le dirigeant de l’agence 3EI : solliciter la mention SEH pour la mise en sécurité d’installations électrique car, dit-il, « nous maîtrisons parfaitement ces prestations qui sont ponctuellement soumises à la délivrance d’attestations visées par l’organisme Consuel. »

Armé de ces nouvelles qualifications, Jerôme Ruiz se montre assez confiant dans l’avenir : « Aujourd’hui, les donneurs d’ordres et bureaux d’étude affichent des attentes rigoureuses en matière de compétences et de bonne fin de travaux. Même pour des projets plus modestes, un haut niveau de qualification reste exigé. »

 

 

Article paru dans la newsletter Qualifelec d’avril-mai-juin 2016

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S’engager dans la voie de l’IRVE

« Je crois beaucoup au marché du véhicule électrique et je ne peux qu’encourager les électriciens à anticiper et à s’engager dans une démarche de qualification IRVE. »

Pascal Toggenburger, Vice-Président, trésorier et chef de file IRVE de la FFIE

« Encourager le développement des IRVE »

Après la convention Advenir1 qui a donné le feu vert au déploiement de 12 000 points de recharge en France, le décret relatif aux infrastructures de recharge pour véhicules électriques (IRVE) est en passe d’être signé. Les électriciens sont au coeur du dispositif et auraient avantage à se qualifier dans ce secteur en évolution lente mais sûre, comme l’explique Pascal Toggenburger.

L’article 24 du décret relatif aux IRVE pose l’exigence d’une qualification spécifique des électriciens pour l’installation de ces infrastructures. Cette mesure est-elle indispensable ?

Pascal Toggenburger : L’installation d’une borne de recharge et son raccordement au réseau électrique n’est effectivement pas d’une grande complexité, et les électriciens réalisent actuellement ces installations sans qualification spécifique. Mais la croissance du marché de l’IRVE attire de nouveaux acteurs, dont les pratiques et les méthodes commerciales agressives rappellent ce que nous avons connu dans le domaine du photovoltaïque et de la pompe à chaleur : des clients finaux sont séduits par leur discours très vendeur pour, finalement, se trouver face à une installation non conforme ou présentant des malfaçons. Il était important d’exiger un niveau de compétence.

Pour une question de sécurité électrique aussi…

P. T. : Nous voulons en effet être sûrs que les normes en vigueur seront respectées. Cette qualification IRVE est dans l’intérêt du client qui n’est pas en capacité de vérifier la qualité de l’installation ni la compétence de l’installateur.

Les électriciens perçoivent-ils l’intérêt de ce marché du véhicule électrique qui tarde à décoller en France ?

P. T. : Ils ne le perçoivent pas encore, d’autant plus que le volume des ventes n’a pas été au rendez-vous en 2013 alors qu’il y avait une très forte attente. Ils manquent de visibilité et, de manière très pragmatique, si vous n’avez pas de demande, vous ne vous mobilisez pas.

Jusqu’en 2018, la convention Advenir va encourager le développement des IRVE dans le résidentiel collectif, où il y a de la demande, et sur les parkings. Si les résultats sont probants, nous ferons en sorte de reconduire cette convention.

La rupture technologique n’est certes pas encore là, mais les constructeurs progressent d’année en année. Nous savons que cette rupture se produira à terme, surtout si les pouvoirs publics adoptent des mesures courageuses et si les constructeurs, en parallèle, continuent de soutenir cette technologie. Pour ma part, je crois beaucoup au marché du véhicule électrique et je ne peux qu’encourager les électriciens à anticiper et à s’engager dans une démarche de qualification IRVE.

(1) Aide au Développement des Véhicules Électriques grâce à de Nouvelles Infrastructures de Recharge (Advenir). Convention signée le 10 février 2016 entre cinq partenaires (Ademe, Avere, Eco CO2, EDF et le ministère de l’Écologie, du Développement durable et de la Mer) pour le développement de 12 000 points de charge, d’ici à fin 2018, dans l’habitat collectif et sur les parkings d’entreprises privés et publics.

Article publié dans la newsletter Qualifelec n° 2, de septembre-novembre 2016